Il est directement issu du phénomène physiologique signalé précédemment, qui veut que l’œil produise spontanément la couleur complémentaire à celle qu’il vient d’observer.

Ainsi, si on regarde fixement un carré rouge, en fermant les yeux, on voit apparaître l’image d’un carré vert. Le même phénomène se produit avec les autres couleurs. L’œil produit d’instinct un équilibre en produisant la complémentaire de la couleur observée.
De la même façon, si on place un carré gris clair sur une couleur pure (de même valeur de clarté), le gris va paraître modifié en prenant la teinte de la complémentaire du fond de couleur pure.
Ex : Sur un fond vert, le gris paraît rougeâtre ; sur un fond violet, le gris paraîtra jaunâtre… C’est le phénomène de contraste simultané.

Le contraste de qualité

Une couleur peut être plus ou moins pure, saturée, lumineuse ou au contraire lavée ou rompue, terne, sans éclat. Dès qu’une couleur pure est foncée ou éclaircie, elle perd en luminosité. Le contraste de qualité consiste à opposer une couleur de différentes façons :

  • en additionnant du blanc : le caractère coloré s’estompe, la couleur est lavée en additionnant du noir la couleur est ternie, rompue.
  • en perdant sa luminosité, son éclat.
  • en additionnant du gris la couleur est neutralisée, opacifiée.
  • en additionnant la couleur complémentaire correspondante, on va tendre vers le gris.

En règle générale, plus on mélange les couleurs primaires (donc complémentaires comprises) plus le résultat sera foncé, passant au gris pour tendre vers le noir.

Le contraste de quantité

Deux facteurs déterminent donc la force d’une couleur

  • sa luminosité (qualité)
  • sa surface (quantité).

Le contraste de quantité concerne donc le rapport de grandeur de surface de deux ou plusieurs couleurs.
Nous avons vu précédemment que les couleurs n’ont pas toutes la même force ou le même caractère. Les rapports d’harmonie des couleurs dépendent donc des proportions et des quantités en présence.